FAIRE DES CHAUSSETTES (BAS)

Bonjour,

Vous ne trouverez pas dans cet article les explications pour UN modèle de chaussettes, mais bien celles qui vont vous permettre de réaliser vos propres chaussettes, avec les points que vous aurez choisi.

Certes, c’est un peu plus contraignant de « calculer » soi même que de suivre des explications toutes faites, mais en créant votre propre modèle, vous êtes certaine d’avoir le modèle qui vous plait et surtout qui vous ira.

La première question qui vient à l’esprit est : quel style de chaussette vais-je faire ? Car oui, il en existe plusieurs. Bien évidemment, je ne parle pas là d’un « style artistique » mais bien d’un « style de forme ». Car oui, il existe plusieurs formes de chaussettes.
LES FORMES :

Outre, la hauteur de la tige (là le langage change : bas, mi-bas, chaussettes, socquettes…), la façon de faire la partie du « pied » est variable. Cela va du simple « tube » (sans talon) a la complète incluant le « cou de pied ».

Bon, tout cela vous semble déjà complexe ? Alors prenons une photo :

Oups j’ai fait une « fote » sur ma photo ! Il y a plusieurs orteils !!!

  1. le TUBE : lui va du bout des orteils au haut de la tige en un seul morceau. Si c’est votre choix, commencez par la POINTE et tricotez jusqu’à la longueur désirée. Puis faites l’étape RABATTRE ;
  2. le TUBE A TALON : c’est la même chose que le « tube » avec un talon. Si c’est votre choix, commencez par la POINTE, tricotez à plat, puis faites l’étape du TALON, puis l’étape TIGE, puis RABATTRE ;
  3. la COMPLETE : contrairement aux deux premières, elle comprend en plus un élargissement pour le COU DE PIED. Si c’est votre choix, vous devrez suivre toutes les étapes.

Enfin, pour toutes ces catégories, vous pouvez choisir de RENFORCER les parties qui s’usent le plus, soit les POINTES et les TALONS (catégorie 1 & 2)
RENFORCER LES POINTES ET/OU LES TALONS

Pour que vos chaussettes soient plus résistantes, vous pouvez RENFORCER les parties sujettes à l’usure comme les pointes et les talons.

Pour cela vous pouvez soit utiliser un fil « laine à repriser » que l’on trouve (encore) en mercerie, soit, plus simplement, DOUBLER votre fil à tricoter. J’utilise les 2 méthodes suivant les cas, mais toujours, je fais un échantillon de ce tricotage plus épais.
LES ECHANTILLONS :

Oui, vous avez bien lu : LES échantillons !

Pourquoi ? Parce que, sauf à considérer que vous faites vos chaussettes entièrement au point jersey, vous devez en faire un pour chaque point utilisé pour le PIED de la chaussette. Vous devrez en faire un pour le point de la tige, si celui-ci est différent de ceux utilisés pour le pied.

Pour savoir comment faire un échantillon, c’est ICI.

Par exemple, pour le modèle que j’ai sur les photos, j’ai fait 2 échantillons :

  1. le jersey
  2. le jersey fil double

Je n’ai pas fait d’échantillon pour les côtes car la différence est trop infime pour être retenue.

Convertir toutes les données trouvées pour 10 cm en valeur pour 1 cm (c’est tout de même plus simple !)
LES DIMENSIONS DES PIEDS DE CHAUSSETTE :

Pour faire vos chaussettes, vous avez besoin de connaitre la longueur de votre pied. Si, comme moi, vous demandez à Sir Google, il va vous répondre. Pour celles et ceux qui seraient encore plus paresseux que moi (je vous adresse toutes mes félicitations !), voici sa réponse :

  1. pointure 37 (US 5,5) : 23,6 cm
  2. pointure 38 (US 6) : 24,3 cm
  3. pointure 39 (US 7) : 25 cm
  4. pointure 40 (US 7,5) : 25,6 cm
  5. pointure 41 (US 8,5) : 26,3 cm
  6. pointure 42 (US 9,5) : 27 cm
  7. pointure 43 (US 10) : 27,6 cm
  8. pointure 44 (US 10,5) : 28,3 cm

LE NOMBRE DE MAILLES ET DE RANGS NECESSAIRES :

Le PIED de la chaussette se décomposant en 4 parties (j’oublie volontairement la tige), vous devez remplir les données ECHANTILLON :

  1. PIED (mentionnez s’il est tricoter en renfort) :
    1. nombre de mailles :
      1. début : ….
      2. fin : ….
    2. nombre de rangs : …
  2. PLAT :
    1. nombre de mailles : …
    2. nombre de rangs : …
  3. COU :
    1. nombre de mailles :
      1. début : ….
      2. fin : ….
    2. nombre de rangs : ….
  4. TALON :
    1. nombre de rangs :

Et là vous allez me dire : « oui mais je fais comment pour savoir combien mesure telle ou telle partie ? » Ben en fait c’est tout simple.

En premier, vous allez calculé votre POINTE (voir à ce chapitre). Puis, cette dimension va vous donner celle du TALON car la longueur de la base de la pointe est égale à celle de la base du talon). Puis, vous allez, soit calculer, soit appliquer les augmentations du COU (voir à ce chapitre). Dès lors, vous saurez combien de cm vous devez faire pour le PLAT ! Simplissime quoi !
LA POINTE (LES ORTEILS) :

Avant de monter les mailles et chercher combien il faut en monter, il faut juste calculer sa dimension. Enfin « calculer » est un bien grand mot ! Prenez donc 1/3 de la dimension du dessus du pied !

Ainsi, votre tour de pied est de (demandez à nouveau à Sir Google !) :

  1. en moyenne de 22 cm pour un adulte ;
  2. en moyenne de 12 cm pour un bébé jusqu’à 3 ans ;
  3. en moyenne de 17 cm pour un enfant.

Suivant que vous faites votre pointe renforcée ou non, votre nombre de mailles à monter est de 1/3 de chacune de ces dimensions.

Pour ma part je fais une paire adulte donc je pars sur 22 cm divisé par 3, soit 7 cm. Puis je fais 7 fois la valeur de l’échantillon pour 1 cm. Pour moi cela m’a donné 32 mailles. Je monte donc 32 mailles (16 dessus et 16 dessous !).

Comme je tricote le fil en double, je fais les pointes une par une, par pure facilité.

Je fais un montage en 8, tel qu’expliqué dans la vidéo de « tricotséphyra« .

Je fais 2 rangs sans augmenter puis j’augmente 1 maille à une maille du bord de chaque côté de chaque face (dessus et dessous) tous les 2 rangs. Mais pour arriver à combien de mailles ?

En fait c’est tout simple. Il vous faut arriver à la dimension du tour de pied. Si vous avez monté vos mailles pour 1/3 du tour de pied, il vous faut, à la fin de votre pointe de pied, retrouver la valeur du tour de pied entier.
Exemple : imaginons que vous ayez un gros pieds de tour de 30 cm. Le tiers de ce tour est donc de 10 cm. Je vais donc monter mes mailles pour avoir un tour de 10 cm. Imaginons, que cela représente 10 mailles. 5 au dessus et 5 au dessous. Mais à la fin de la pointe il me faudra avoir 30 cm de tour, soit 15 cm au dessus et 15 cm au dessous. Il me faut donc augmenter de 10 cm de plus sur chaque face. Comme ici, 1 cm vaut 1 maille, il me faudra faire 5 augmentations de chaque côté sur chaque face.
LE PLAT

La largeur du plat est celle du tour de pied. Et curieusement, sa longueur s’obtient par un calcul simple : additionnez les 3 autres longueurs (pointe, cou, talon), et soustrayez cette somme de la longueur totale.

Mais alors, me direz vous, je ne peux la faire QUE lorsque je connais les 3 autres longueurs ? Ben OUI !!!!

Bon, tout le monde aura compris, que pour cette longueur il vous faudra juste transposer les cms en nombre de rangs. Enfin… pas seulement !

Si vous avez fait une POINTE RENFORCEE, vous devez tenir compte du nombre de mailles nécessaires pour la pointe ET pour le plat et ajuster le nombre de mailles nécessaires en répartissant des diminutions en cas de besoin.


LE COU :

Il s’agit là d’augmenter sur la partie du dessus le nombre de mailles nécessaires à l’aisance du « cou de pied ».

Pour trouver le nombre de mailles à augmenter, je n’ai pas trouvé de règle établie ou connue. A force de faire (et de défaire), j’ai fini par faire un constat : la largeur complémentaire à donner est de l’ordre de 4 à 6 cm.

Dès lors, il suffit de convertir les centimètres nécessaires en nombre de mailles, en fonction de votre échantillon.

Puis, en considérant que vous augmentez tous les 2 rangs, 1 maille de chaque côté du dessus du pied, vous allez trouver le nombre de rangs nécessaires. Exemple : il me faut augmenter de 12 mailles, soit 6 fois de chaque côté du dessus du pied (12/2). Puisque j’augmente tous les 2 rangs, il me faudra 12 rangs.

Ensuite vous convertissez ces 12 rangs en centimètres en fonction de votre échantillon (si pour 1 cm vous avez 2.5 rangs, pour 12 rangs, vous aurez 12 rangs divisé par 2,5 rangs d’échantillon, soit 4,8 cm.

A la fin de cette partie, vous aurez plus de mailles pour le dessus que pour le dessous. Il faut le laisser ainsi afin de pouvoir réaliser la partie « TALON » sur la seule partie du dessous de pied.


LE TALON :

Je vous présente ici une façon de faire son talon qui fonctionne quelque soit le sens du tricotage et la forme de la chaussette : de la pointe des orteils au haut de la tige ou l’inverse, mais aussi avec ou sans cou de pied.

De quoi avons nous besoin de savoir ? Tout d’abord de sa longueur, puisque celle-ci est nécessaire au comptage de rangs pour la longueur totale du pied.

Et de toutes façons, sa longueur sera quasi égale à sa hauteur !

Méthode :

  1. le nombre de mailles devant rester à la pointe du talon est égal au nombre de mailles montées pour la pointe d’orteils. Exemple : 10
  2. le nombre de mailles de départ sont celles du dessous du pied. Exemple : 30
  3. faire la différence entre les chiffres du « 2. » et du « 1. ». Exemple : 30 – 10 = 20
  4. Je vais diminuer de chaque côté des mailles du dessous de la chaussette. Je vais donc diminuer de chaque côté la moitié de la différence du « 3. ». Exemple : 20/2 = 10
  5. puisque les diminutions se font tous les 2 rangs pour 1 côté, il va me falloir « le nombre de diminutions multiplié par 2 » pour connaitre le nombre de rangs à considérer. Exemple : 10×2 = 20 rangs
  6. maintenant je dois savoir combien de centimètres cela représente : pour cela je divise le nombre de rangs à faire par le nombre de rangs nécessaires pour 1 cm.

Bon, ceci dit, si maintenant vous savez comment connaitre l’emprise qu’aura votre talon sur la longueur du pied de votre future chaussette, vous n’avez toujours pas la méthodologie pour faire votre talon !

Pas d’inquiétude, je vais vous la mettre ! Mais il me faut rendre à César ce qui lui appartient. Je n’ai pas « inventé » de méthode, mais réalisé celle d’un internaute. Je vous mets le lien : méthode de Guy Charbonneau

Je vous ai fait aussi quelques photos détaillées de ma réalisation.


LA TIGE :

Cette partie de la chaussette, est la partie ou l’on peut laisser libre court à son imagination.

Juste un petit truc ? Bon d’accord.

Lorsque vous repliez votre chaussette « tige sur pied » en prenant la pointe extérieure du talon, le haut de la tige et le bout du pied de la chaussette doivent se toucher !


FINITIONS :

Je ne saurais trop vous recommander de faire un rabat souple (ou rabat tubulaire) pour terminer vos chaussettes.

MES EXEMPLES :

Toutes les références ci-dessous le sont pour un tricotage avec le fil à chaussettes  »Un Moment de Douceur », tricoté avec des pointes de 2mm.

Taille 38 ou 24,5 cm de longueur de pieds :

– pointes : 2 x 12 mailles. Augmenter 9 fois (de chaque côté de chaque face tous les 2 rangs) = 30 mailles sur chaque face.

– 30 rangs droits.

– augmenter 12 fois dessous (de chaque cote et tous les 2 rangs) = 30 mailles dessus et 54 dessous

– talon : reste = 10 mailles.

– tige = 50 rangs + 16 de côtes 1/1

Taille 40 ou 25,6 cm :

– pointes : 2 x 16. Augmenter 9 fois

– 36 rangs droits

– augmenter 12 fois dessous et 6 fois dessus

– talon : reste 12 mailles

– tige : 110 rangs et 20 côtes 1/1

Bon tricotage à tous et à bientôt.

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